Conifères de Nouvelle-Calédonie - Neocallitropsis pancheri

9022010

Lorsque Niko m'a fait découvrir le Grand Kaori de Nouvelle-Calédonie [1], il a évoqué l'exceptionnelle richesse arborescente de son ile, notamment en conifères rares et endémiques. Ces essences étant inconnues en métropole, il s'est volontiers proposé de nous faire découvrir quelques spécimens.

Une phrase du père de la botanique calédonienne, qui présente bien les choses :

Aucune région au monde d’une aussi petite superficie ne possède une flore de conifères aussi riche et aussi originale.” (Tanguy Jaffré)

Neocallitropsis pancheri est un conifère (Gymnospermes) de la famille des Cupressaceae. Le genre Neocallitropsis est monospécifique et endémique à la Nouvelle-Calédonie.

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Ce petit arbre (2 à 10m, rarement plus) se rencontre uniquement dans le Sud de la Grande-terre de Nouvelle-Calédonie, sur les terres rouges (sols ultramafiques, nickelifères) érodées, dans la formation végétale que l'on appelle maquis minier. Le maquis minier, bien qu'une formation végétale secondaire, possède un très grand nombre d'espèce (plus de 1100) à 95% endémiques à la Nouvelle-Calédonie.

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Cet arbre, très tortueux, est caractérisé par une très haute densité de bois ainsi qu'une huile très odoriférante. Première espèce d'arbre à avoir été mis en interdiction totale de coupe en Nouvelle-Calédonie en 1942, il est aujourd'hui interdit d'en couper dans la nature, même du bois mort.

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Genévrier cade seculaire, Euzet (Gard)

9022010

Un nouveau reportage de Francis sur les merveilles insoupçonnées du Gard !

“dans ce beau département du midi de la France il n'y a pas que des aqueducs et autres vestiges romains, il y a aussi, et pour le plus grand bonheur des krapo lecteurs, de magnifiques curiosités arborescentes, telles ce remarquable genévrier cade…”

“Tout commence par une petite ballade dans les Cévennes aux environs d'Alès, où avec des ami(e)s nous sommes aller visiter un éco-hameau. Sur le retour en retournant sur Uzès, j'aperçois soudain sur ma gauche, à peine caché derrière une haie, un beau spécimen. À cet instant, je ne me doutais pas encore que c'était un genévrier oxycedre, THE Genévrier. Donc je pile net et me gare immédiatement sur le coté.” (clic les photos)

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“Accompagné de mon amie et stagiaire krapo reporter, nous partons de suite à sa rencontre. Et là, quel surprise, un Genévrier cade énorme ! Le double mètre de sortie, on ne perd pas une minute pour prendre ses dimensions sous toutes les coutures !  Les années ne l'ont pas épargnées, en effet son tronc s'est complètement dessoudé en trois parties distinctes, certainement dû à un terrible coup de foudre car l'intérieur est calciné.”

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“Sa hauteur est approximativement de 7m, mais ce sont ses mensurations qui nous intéressent le plus : 5m de circonférence pour le bouquet de trois “nouveaux” troncs, 2m40 pour l'un, 1m68 pour l'autre et 1m75 pour le dernier. Pour avoir une idée de sa circonférence passée, le temps où ses troncs ne faisait qu'un, on a mesuré chaque tronc jusqu'au niveau de la cassure et on à additionné le tout. Le résultat nous donne 3m39 de circonférence !”

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Chênes de la forêt de Tronçais (Allier)

8022010

Pour finir en beauté le road-tree estival de Jerem, que diriez-vous d'une petite virée en forêt de Tronçais ? Suivons-le à la rencontre de deux chênes choisis par l'administration forestière lors du premier classement de 1899 comme arbres remarquables. Pour compléter les reportages, j'ai sollicité l'aide de Laurent qui, encore une fois [1][2] nous régale avec ses clichés. (clic les photos)

Chêne la Sentinelle

Il s'agit d'un arbre de forme naturelle, avec une naissance présumée vers 1580. Cet arbre est actuellement le plus gros chêne de la forêt. Situé sur une limite, cet arbre paroi matérialisait le périmètre de la forêt Royale le long du taillis de la Rouesse. 

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Ce patriarche est l'un des derniers arbres qui subsiste du premier classement.

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Une circonférence de 6,60 mètres, pour 28 mètres de hauteur.

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Le Grand Kaori, Parc Provincial de la Rivière Bleue (Nouvelle-Calédonie)

6022010

Continuons notre périple dans les mers du Sud…

Je dois avouer qu'en publiant sur les kaoris [1][2], je suis tombé sous le charme de ces grands conifères des tropiques, ce sont des arbres élevés magnifiques et les vieux individus forestiers possèdent des houppiers fantastiques pour des conifères. Les sachant d'une grande longévité, je me suis mis en quête du plus vieux représentant de l'espèce dans les Pays d'Outre-Mer. qui se trouverait au Sud de la Nouvelle-Calédonie.

Retrouvé sa trace sur un chouette blog, j'ai contacté l'auteur qui a accepté avec enthousiasme de nous présenter l'un des plus grands kaoris connus de Nouvelle-Calédonie.

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Situé dans le Parc Provincial de la Rivière Bleue, probablement millénaire, ce grand kaori affiche des dimensions impressionnantes : diamètre à hauteur de poitrine : 2,70 m / hauteur du tronc : 20 m / hauteur totale : 40 m / diamètre du houppier : 35 m.

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“Mais moi je lui donnerais plutôt le nom de kaori moyen. En effet un botaniste m'a dit que des kaoris de 7m de diamètre (oui oui 7m !), à l'époque des récits de forestiers du début du siècle, n'étaient pas rare ! Le problème c'est qu'ils ont tous été coupés.”

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Platanes hybrides, Issenheim (Haut-Rhin)

6022010

Place à Sisley pour un article sous le signe des platanes géants…

Par une chaude journée de fin juin, comme elles peuvent l'être assez intensément, dans la plaine du Rhin, nous nous rendîmes à Issenheim, un village non loin de Guebwiller, afin de retrouver deux individus comme on n'a peu l'habitude d'en voir.

Les arbres étant de réels phares - comme le sont ceux, pour guider l'explorateur près des côtes - la localisation fut sans difficulté. Quelques instants pour arriver sur une placette, où l'étonnement se fait grandissant au fur et à mesure de l'approche. Quand les deux sentinelles de verdure furent bien en vue, quel spectacle, que de constater cette effusion chlorophyllienne s'étaler devant nos yeux ahuris par tant de prestance et de volume. Dans le domaine des platanes, je n'irai pas jusqu'à dire, que ce fut une révélation, mais une forte gifle pour quelqu'un n'ayant pas encore observer auparavant de tels spécimens.

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Hauts de leurs 38 mètres et possédant des circonférences de 5,05 et de 5,10 à 1,50m, il va s'en dire que la surprise fut de taille, au vue des mesures si convaincantes.

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Probablement plantés pour marquer un évènement, rien de sûr, ils n'auraient pas moins de 200 et quelques années. Ce qui revient une fois de plus, à se rendre compte, de la forte vigueur avec laquelle croît un platane, quand son houppier peut utiliser le moindre espace disponible pour placer et laisser agir son feuillage. Je suis toujours fasciné par les hauteurs que peuvent prendre ce genre d'arbre en situation isolé, alors que d'autres se contenteront d'arriver à une taille plus réduite, pourquoi s'épuiser à prendre de l'ampleur quand on peut se satisfaire d'un houppier trapu et écourté.

resized.jpgL'état général semblait à premier abord, ne présenter aucun signes alarmant, toutefois l'ensemble de la ramure montrait des signes d'une légère sécheresse, chose qui pour le cas du platane, ne présente pas des risques de premier degré, et la présence d'une lucane cerf-volant femelle, laisse à penser que des zones de bois nécrosés sont présentes dans les hautes parties de l'arbre. [1

Le plus vieil individu français (p.d'orient), à Fervaques, aurait plus de 530 ans pour environ 13 m de tour et les plus grand dépasseraient les 45 m.

Le platane hybride (à ne pas confondre avec platanus acerifolia parfois qualifié d'hybride ce qui est controversé) est une espèce extrêmement rare car il semble que l'on en connaisse deux exemplaires seulement en Europe. L'autre se trouve dans un parc anglais. Il serait issu du platane originel de l'Europe aujourd'hui disparu.” [2]. D'autres disent que ça pourrait être un cultivar de celui d'orient…?

Beaucoup de questions, quant à la détermination du soi-disant, platane originel, donc en émettant quelques réserves, voyons par là :

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